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Cet espace est dédié à mes balades dans Paname. Un appareil vissé à la main, toujours utilisant les chemins de traverse, je déambule dans la capitale...
Voila plus de trois mois qu'un silence radio inquiétant règne sur cette page. Malheureusement, parfois, le rythme incensé du travail et de la vie me pousse à m'engouffrer dans une
procrastination improductrive. Elle n'en reste pas moins porteuse de renouveau puisque me revoilà, bien déterminé à ne plus délaisser mon petit journal personnel des plus belles balades de
Paname.
Les mercredis découverte nous ont poussé - ma Gondinette et moi - à aller dîner la semaine dernière dans un coquet restaurant autant improbable que méconnu. L'enseigne elle-même semble
tout droit issue d'un conte de Lewis Carroll. "La fourmi ailée" a le goût de ces
restaurants insolites qui vous bercent dans un univers qui leur est propre. En ce cas précis, l'ambiance est chauleureuse telle une ancienne adresse des rues de Paname où les tables de bistrot se
jouxtent, favorisant ainsi une cohésion improbable entre les clients curieux et satellisés dans cette atmosphère étrange. Et de l'étrange, la tarverne vous en offre à foison. Les étagères qui
recouvrent les murs et regorgent de livres aux titre improbables, les guirelandes lumineuses enlacées tout autour des piliers d'une salle qui résonne de l'ambiance tout à la fois médiévale et
fantastique qui y reigne, le menu constitué des bons plats de maman pour déjeuner du dimanche midi et enfin les serveurs souriants au tutoiement facile font de l'endroit un havre de paix,
d'émerveillement et de dépaysement.
Entrés à la tombée du jour, nous en voilà ressortis ivre de vie et de fantaisies. Sur notre gauche, Notre Dame de Paris
semble allécher les touristes qui flânent, ignorant tels des fous la petite vitrine de cette adresse unique. Sur notre droite, c'est la Montagne Sainte Geneviève qui nous appelle à grand renfort
de Saint Patrick et d'instants magiques à vivre. Nous voilà dans les rues, errant tels des Titis dans les chemins de traverse de la capitale qui nous tient en son sein. Une bière, puis deux et
peut-être une autre encore. On évoque la vie, ses anecdotes et ses lames de fond. Je retrouve Gondinette telle que je l'aime en somme, identique à Paname : vivante, unique, déroutante et
fantastique derrière son apparence de magnifique grandeur. Touchante au fond et intime surtout.
Paris nous a bien eu en somme. Ma petite existence étriquée grandit dès lors que je l'arpente avec Gondine et voilà qu'un nouveau souffle m'envahit. Malgré une jambe de guingois et un
moral parfois en berne me revoilà revigoré et heureux fier de vivre et charmé par Paris par sa vie et ses adresses déroutantes.
La Fourmi ailée : 8 rue du Fouarre 75005 PARIS // Réservation : 01 43 29 40 99
En déplacement professionnel à Strasbourg, je pensais, insolent peut-être, ne pas avoir le temps de faire une petite visite de la ville. A l’heure des marchés de
Noël, sans doute avais-je quelque ressenti à l’égard de tous ceux qui, en week-end à mon contraire, profitaient de la ville en famille, le sourire aux lèvres et le cœur en liesse. Ce matin
cependant, prenant mon courage à deux main et mes jambes à mon cou pour sortir de la torpeur d’un hôtel ibis impersonnel, je me suis pris à rejoindre la gare à pied, traversant la ville en
flânant sans azimut précis et ne basant mon orientation que sur les indications des strasbourgeois bienveillant.
Quelle ville ! On se perd dans ses ruelles, s’engouffre dans les arcades qui sillonnent sous les colombages des immeubles à la découpe architecturale d’un
autre temps. La cathédrale et son look si particulier, le quartier de la Petite France ou le barrage Vauban m’ont tous fait comprendre quelle était ma prétention. Ajoutez à cela cette ambiance si
particulière des week-ends avant Noël au cours desquels chacun fait en sorte d’avoir un sourire heureux aux lèvres. Les chapeaux de père noël vissés sur la têtes, les visiteurs se respectent et
se tutoient. Je prends un café place Kléber avec un couple d’italiens, demande mon chemin à un local. A sa réponse « le plus direct pour la gare, c’est tout droit par là »,
j’ajoute : « et le plus joli ? ». Les rues qui serpentent m’expédient vers un monde magique et intime. On se croirait au cœur de Pré-au-lard dans Harry Potter…
Sans nul doute je reviendrai pour les cigogne déjà partie vers de chauds horizons, pour les habitants fier et heureux d’accueillir et de faire découvrir, pour les
recoins méconnus à découvrir, … pour le plaisir en somme ! Merci Strasbourg.
Il existe encore à Paris de
ces tables magiques autour desquelles, non content de bien manger, on passe un moment exceptionnel de convivialité sincère et authentique. Si je ne devais en citer qu'une, mon humeur du moment et
les instant que j'ai récemment pu y passer m'inciteraient sans hésiter à choisir le Vieux Belleville.
Respectons un tant soit peu la tradition qui guide toujours mes pas à travers Paname : tout débute par une ballade… quoique, tout commence face à la ville
depuis le point de vue splendide qu’offre la rue Piat en haut du parc de Belleville. A tous ceux qui voient en le vingtième un quartier méprisable, je vous mets au défi de trouver une vue
pareille depuis votre chambre étriquée. La capitale à vos pieds, prenez le temps d’identifier les bâtiments. De la grande Dame de Fer jusqu’à la Bibliothèque F. Mitterrand, vous aurez l’embarras
du choix. Seul Montmartre manque peut être au tableau mais on ne peut toujours tout avoir.
Juste à côté : la rue des Envierges et au 12 le restau’ en question. Oh ! Ne vous confondez pas à la devanture peu engageante, osez ! Osez pousser la porte un jeudi, un vendredi ou un samedi au soir, alors vous
comprendrez ! Que ce soit Riton la manivelle qui endiable, de sa voix d’anarchiste convaincu, les accords de son orgue de barbarie ou le son de l’accordéon du week-end,
l’ambiance est saisissante ! Mais il y a mieux encore : ce sont les clients à qui on distribue les paroles de chansons d’un autre temps qui chantent et animent la salle. Parfois le
patron s’en mêle d’une voix forte et pénétrante… alors l’ambiance un peu timide du début de soirée prend forme, les rinquinquins se trinquent et les bouteilles se vident, les rires décollent et
les voix s’élèvent depuis les tables. Au coude à coude entre habitant intime de Paname ou touristes curieux, on entonne Piaf ou Trenet quand la musique de deux siècles en arrière ne s’en mêle
pas. Que vous soyez chanteur, ou comme moi nul à la voix, osez vous y rendre en groupe et lancez-vous. On en ressort heureux, fier d’avoir créé une ambiance typiquement
parisienne. On se voit tous avec une casquette Gavroche vissée sur le crâne et un sourire enjoué au coin des lèvres. La frimousse en émoi et la gaité au cœur c’est la superbe vue sur Paname qui
nous berce au sortir de cette bulle intemporelle. Que dire de plus : L’instant est à proprement parlé MAGIQUE pour tous les fans de Paname.
LE VIEUX BELLEVILLE 12, rue des Envierges 75020 Paris Tel: 01 44 62 92 66 Ouvert tous les jours sauf le dimanche Le Midi de 12h à 14h30 et les mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 20h à 2h.
Quelle n'a été ma joie de voir ce jour arriver! Pauline Paris est depuis
peu dans les bacs et c'est non sans un grand plaisir que je me suis rendu à la fnac pour acheter son album.
Pour ceux qui ne connaissent pas (encore) Pauline, je vous invite à suivre ce lien vers un premier article que
j'ai pu lui consacrer. Pour les autres, je vous invite à acheter/offrir ce petit bijou montant de la chanson française. Le petit Titi des rues demeure égale à lui-même mais prend une ampleur
toute méritée.
La sortie dans les bacs de ce nouvel album pétillant et rythmé s'accompagne d'une tournée parisienne dont le principe est très simple: 20 arrondissements, 20 dates de concerts.
A ne manquer sous aucun prétexte, allez tenter l'expérience! Les concerts qu'elle fait font honneur à la capitale qui l'a façonnée. Les bars choisis sont tous des points de rendez-vous de bons
copains. J'espère vous y croiser et suis sûr que vous aimerez.