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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 13:00
   Une balade manquait terriblement à mon actif et je crois qu'il me fallait du soutien pour l'entreprendre. Le concept n'est pas toujours tentant que de profiter de la grisaille pour aller se promener dans un cimetière. Ma très chère Gondinette - sous prétexte de me présenter sa grand-mère, elle même voisine de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir - a su me motiver pour aller flâner au Montparnasse m'offrant ainsi l'occasion de rendre visite à ce cher Serge.
Le cimetière n'a rien à voir avec celui du Père-Lachaise. Si ce dernier s'étale tortueusement sur la butte de Belleville, à MontPar', point de dénivellé ni de sinuosité. Ce n'est pas un parc où reposent nos proches et où passent les anges mais un cimetière tel qu'on peut s'en faire une idée préconçue. Les tombes à perte de vue, soigneusement alignées, nous rappellent lourdement quelle sera la dernière accolade de l'intervalle de notre existance. Cette rigidité et ce manque d'intimité m'ont impressionné je l'avoue.
Pas d'excuses ni même de refuge possible, on ne peut voir en ce lieux qu'un sanctuaire recouvert d'une chappe de plomb et de sacré. Etrangement, au mal-être ressenti s'ajoute un je-ne-sais-quoi pesant de spirituel étouffant, oppressant et peu définissable. Ce n'est pas un ange qui passe mais bel et bien une force étrange qui transperce et qui glace les vivants. Pas de doutes possibles: le Montparnasse appartient à ceux qui y reposent et en simple visiteur je sentais que du coin de l'oeil les pierres tombales, froides et usées, m'intimaient en choeur l'ordre ferme de respecter l'endroit.
Dépassant cette ambiance spectrale qu'a probablement su apaiser la grand-mère de Gondinette en nous souhaitant la bienvenue chez elle, nous voilà errant parmi les sépultures célèbres ou les dalles aux noms moins illustres.

Larousse, Man Ray, César, Duras, Ionesco, Maupassant, Becket, Noiret, Poincaré, Reggiani, ... Il y a du beau monde à Montparnasse mais je peux les comprendre: la Coupole est à deux pas et le monolithe parnassien posé sur Paris tel un bloc anthracite d'une odyssée des temps modernes confèrent au quartier une dimension propice à l'élévation et la spiritualité. Petit homme face à  ce souffle  des âmes  au  repos tout autour de moi, il m'a fallu un temps pour reprendre mes esprits et le cours de ma promenade. L'objectif était d'aller saluer Serge, non pas de méditer sur l'étroitesse de notre charnelle enveloppe. Je prends donc mon courage à deux mains et le plan du sanctuaire et, suite à quelques écarts pour des clichés en noir et blanc, me voilà face à lui.

Identique à lui-même, d'une humeure grise et pierreuse, le regard dans le vague et l'air un peu mort, Serge me toise du haut de la petite stelle en laquelle il a élu son dernier domicile. Sur sa tombe, des pierres posées là par les pèlerins de passage et de sa confession, des mots laissés par ses fans en anglais, en chinois, en arabe ou en russe. Etrange cette sensation que de me rendre enfin sur la tombe de cet artiste intemporel.
Je me souviens alors du jour où pour la première fois je suis allé rue de Verneuil, contempler les dédicasses de fans faites à l'artiste qui ne leur signera pas un autographe désiré plus que tout. La même gène m'entoure, tel un manteau d'hiver et ses chansons résonnent en moi, perdues dans le silence du sanctuaire parnassien. Ah Gainsbourg! Que n'a-t-on dit sur toi, ton oeuvre, ton style ou ton univers et ta personnalité. Je ne t'ai connu que défunt et pourtant à chaque étape de ma jeune existance tu m'envoyais des messages ou des refrains. Au Panthéon des Arts tu es sans doute le plus gros des fêtards... Cette pensée me ravive les sens et, malicieux, je souris. Je souris en me remémorant cette exposition pour toi à la Cité de la Musique. Je souris en me remémorant ce Black Trombonne qu'une de tes plus belle fan m'a fait un jour découvrir. Je m'amuse en repensant au Sea Sex & Sun que j'adorais prépubert parce qu'il évoquait mes désirs peu avouables. Je ris de ton Juke-Box, éclate pour Bonnie & Clide et souris d'une Javanaise qui me berça plus d'une fois. Du "Oh c'est haut" de New York USA tu ne t'attendais sans doute pas de te retrouver là, au pied du seul gratte-ciel de Paname. Ton silence parle de lui-même et le mien me rend un peu mal à l'aise. Le non verbal reprend son droit dans cette petite conversation qui nous anime. Gènées, mes mains filent tout droit dans la tannière de mes poches. Quel farceur tu fais: c'est un tiquet de métro qui y repose. Comme de nombreux fans avant moi, je reproduit un cérémonial qui n'appartient qu'à toi, je l'extirpe de mon jean, grifonne un mot et l'abandonne à tes pieds. C'est tellement vrai au fond: "Il y a comme une trou sans toi, poinçonneur".



Les quelques clichés de cette balade au cimetière du Montparnasse: c'est par là
Fan de Gainsbourg? Rendez-vous ici ou
Par Had - Publié dans : Paname - Communauté : Promenade à Paris.
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 20:25

 

Revoilà que mes doigts tapotent allègrement sur un clavier. Au sein d'une actualité très chargée, je prends quelques instants pour moi et me concentre pour un peu sur mon blog - oublié depuis trop longtemps au fin fond de cet espace gigantesque qu'est le web.


Point d'inquiétude quant au titre de ce petit post, je ne suis pas au beau milieu d'une grande remise en question quant au sens de l'existence. A mon âge d'ailleurs, j'ai bien compris qu'on n'y comprenait rien, peut-être même à ce point précis où chaque jour on devrait justement tout remettre en question.


Pour en revenir à ce titre, je l'emprunte sournoisement à un one-woman-show où m'à trainé l'éternelle Gondinette au cours d'un n-iéme mercredi découverte. Suite à une heure trente de spectacle où s'enchainent avec joie ou tendresse les chansons et les réflexions humoristiques sur l'existence, j'ai eu besoin d'un break de quelques jours avant de pouvoir m'exprimer sur ce petit bout de femme qui, sans crier gare, anime la salle et bouleverse les sens.


Michèle GuiGon, pour ne pas la citer, vous emporte loin au Lucernaire... étonnant d'ailleurs de voir dans un si petit bout de femme une telle énergie, une telle joie de vivre et autant de sensibilité, de poésie et d'amour brut. Elle anime son show qui traite de la vie tantôt avec humour ou gravité. Le titre en dit long et elle encore plus. Impossible de sortir de là sans avoir une envie de vivre gonflée à bloc tant l'accent est mis sur des réalités que trop souvent nous avons pour habitube d’oublier. Ce n'est pas un enchainement de sketchs ou de chansons, son spectacle est un dialogue avec le public qui reste médusé. Des coups durs, il y en a et chacun en vit au quotidien. Michèle GuiGon, elle qui en a vécu comme nous mais s’en cache sans doute moins, n'hésite pas à gratter là où parfois ça fait mal. Elle parle de la vie avec la force de ceux qui la respectent plus que tout.

D’un fou rire à une réflexion de fond, on se laisse emporter par ces piques touchantes qu’elle nous envoie allègrement au cœur, on s’égare sans doute parfois dans son imaginaire dans lequelle avec joie elle nous balade tel un Devos en femme et en plus mince. La langue de Molière ? Ce n’est pour elle qu’un support pour porter un vrai dialogue des sens et faire grandir une salle qui, à mesure du spectacle, s’éveille et s’élève vers une approche plus sincère de la vie.


Je ne peux en dire plus hélas, de peur de vous gâcher la joie. Allez, allez au Lucernaire et prenez-en plein les yeux, plein les oreilles et plein la figure de cette joie de vivre qu’elle lance généreuse à tout va.

 

La Vie va Où ?... PROLONGATION
jusqu'au 21 novembre 2009
au Lucernaire Paris à 18h30.

 

Un extrait video : ici

Par Had - Publié dans : Découverte - Communauté : A Paris
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /Juil /2009 19:53

De nouvelles séries de photos prises entre Mai et Juillet 2009:

 

I Barboni di Parigi, c’est par ici


De nouvelles photos de reflets, c’est par

Des news sur l’art urbain, suivez le lien

Par Had - Publié dans : Paname
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /Juil /2009 17:47

    Alors que nous fêtons tous les 40 ans des premiers pas sur la Lune, les reportages se succèdent et les rétrospectives se multiplient. Très peu de place (à l’exception d’un reportage dédié sur France 5) a été laissée à ceux qui ont rendu cette conquête spaciale humaine possible : les chimpanzés.


    Depuis haut comme ça – je m’en souviens encore – j’ai toujours eu un faible pour les singes. Les chimpanzés tout particulièrement retiennent toute mon attention. Prennez Ham, le premier être vivant à avoir fait un aller-retour dans l’espace et à en ressortir vivant. A-t-on déjà pensé à ce que ce petit être a vécu ? Aurions nous pensé une seule seconde à ce que Ham aurait pu raconter à ses pairs si on l’avait reconduit dans sa tribu originelle. Ham, au pays du singe, aurait sans aucun doute fait figure de messie et je pèse mes mots. Arraché à la vie sauvage par celui qui se déclare son supérieur, entraîné dans des machines toutes plus folles qu’ingénieuses, on l’enferme dans un caisson pressurisé (à cette époque on ne savait pas faire de combinaisons pour l’espace), enfin, on intègre le caisson au sommet d’un cigare géant rempli de kerosène.


    A-t-on réffléchi une seule seconde à sa réaction s’il avait seulement su la teneur et les risques de la mission ? Nenni. Pfuit ! la fusée s’envolle, et avant de s'en revenir sur la Terre, notre bien aimé Ham a le temps de voir (et c’est une première pour un être venu de la Terre) notre planète depuis l’espace. Hop ! Ham et sa capsule reviennent sur terre et il nous offre même un sourire à l'arrivée, relax!

Sacré Ham ! Il aura vécu l’expérience la plus improbable et la plus folle de tout le règne animal.

     Revenons-en aux singes. N’avez-vous jamais été ébahis par l’inteligence de ces animaux. Les singes sont, je crois, un refflet de nous-mêmes. On ne compte plus les témoignages surprenants. Ici un gorille sauve un enfant tombé dans la cage, là, un chimpanzé apprend à faire du skate. Les exemples ne se comptent plus. Alors, bien que les singes n’aient pas grand-chose à voir avec Paname, je vous laisse ici quelques liens en leur honneur, histoire de rendre homage à nos cousins primates.

 

Un chimpanzé sur un Segway: ICI

La rapidité du chimpanzé : ICI

Un chimpanzé sur la glace (si si!): ICI

Ham, le meilleur de tous: ICI et LA

Un chimpanzé fait du karaté: ICI

Un chimpanze fait du roller: ICI

Par Had - Publié dans : Pensées / Opinions - Communauté : Tel est le monde !
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 17:58

  Il y a quelque temps déjà, alors que Gondinette et moi essayions de faire découvrir Paname à une amie commune, Ka. Nous avons décidé un soir d'aller le lendemain lui faire connaître - pour une après-midi au moins de flâneries sur le pavé - le fabuleux quartier que peut être la Butte de Montmartre.

J'entends déjà les voix de mille parisiens blasés, levant leur bouclier et médisant tous en chœur : "La butte ? C'est un quartier de touristes !". Certes, il y a sur la butte une concentration sans nulle autre pareille d'appareils photos et une multitude de langues ou de pays d'origine. Certes, on s'y bouscule entre les groupes, cela dit, notre objectif ; à Gondinette et moi, était justement de nous glisser entre les groupes, de nous faufiler avec Ka entre les TGV touristiques et jusqu'aux coins secrets du 18ème quartier parisien.

 

   Dire que la butte ne fut rattachée à Paname qu'en 1860 ! Pour nous y rendre, le choix était évident. Il nous fallait monter par le funiculaire, oui !, celui-là même qui se trouve en haut de la rue de Steinkerque. OUI ! Je parle bien de la montée évidente à tous les touristes du coin. Pour commencer une ballade insolite sur la butte pourquoi ne pas commencer la visite par le plus évident ? Au pied du Sacré Cœur, nous discutons quelque temps face à la vue sur Paris qui s’étale sous nos yeux. La motivation nous gagne et nous voilà en route pour la place du Tertre. Le long du Sacré Cœur, un couple de musicien annonce la couleur de ce qui deviendra LE moment montmartrois par excellence. Au son de l’accordéon et du violon, nous voilà en route. La Place du Tertre, nous la survolons pour aller nous mettre à l’écart face à la vue qu’offre l’espace Dali. Là, nous faisons une rencontre inattendue dont Paname a le secret.

 

Une équipe de jongleurs, un caméraman, un producteur et un directeur artistique, portant tous le même T-Shirt nous présentent le concept pour lequel ils effectuent la dernière répétition. En découvrant un dernier personnage, vêtu d’une mode digne des années 20, nous commençons à comprendre : Le concept d’une visite du Montmartre historique, insolite et secret est lancé. Le producteur aimerait nous avoir comme public. Décidément, Paname n’a pas fini de me surprendre. Le guide ne mène pas une visite conventionnelle. Il évolue sur la Butte en nous délivrant ses secrets, guidé par une histoire imaginaire. Notre guide, à la recherche d’une danseuse du Moulin Rouge, nous amène de rencontre en rencontre dans les rues sinueuses de la Butte que nous découvrons sous un nouveau jour.

De la place du Tertre à l’avenue Junot, du café Rose au Lapin Agile, face au Passe Muraille ou la statue de Dalida, dans les arènes de Montmartre et au cœur des ruelles, nous nous laissons tous les trois emporter par une histoire fantastique qui nous fait découvrir un Paris oublié et méconnu.

 

   Les saltimbanques que nous croisons ici où la lors de ce spectacle de rue racontent chacun une histoire, tantôt celle du cirque Bouglione, tantôt celle d’un Poulbot, un musicien nous fait entendre et chanter la Complainte de la Butte. Ka, Gondinette et moi sommes envoûtés par la vie d’une Paname oubliée qui nous saute au visage. On comprend que le nombre impressionnant de cabarets sur la Butte est dû à une taxation inférieure sur le débit d’alcool. On apprend que le quartier de la Goutte d’Or tient son nom du vin de la Butte, un blanc couleur or qui égaillait le cœur des artistes de la Butte. On s’imagine presque à la terrasse du Café Rose, sirotant une fée verte et refaisant le monde sur un modèle bohème, on se croirait presque revenu plus d’un siècle en arrière, à danser la valse dans un troquet oublié.

La balade semble ne jamais s’arrêter. Pendant une heure et demie, nous oublions le temps et — comme transportés par magie dans les arènes de la Butte — nous assistons à un dernier spectacle alliant jonglage, magie, accordéon, cancan et valse. Tous les acteurs du spectacle de rue que nous venons de voir se rassemblent pour un bouquet final de rires et de partage. À l’issue du spectacle, comme promis au début de cette parenthèse temporelle, nous partageons notre avis avec les comédiens et le producteur. En un mot comme en cent, nous sommes conquis par le concept, la balade, le spectacle et la visite puisqu’en somme, ce que nous avons à peine vécu, c’est un cocktail de tout ça.

 

Pour plus d’informations sur cette visite à thème, rendez-vous sur le site officiel de la visite, c'est ICI.

Comme de bien entendu, la visite a été l’objet d’un séance photo sans précédent sur la Butte. Pour les voir, c’est par ICI.

Par Had - Publié dans : Paname
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