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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 08:13
   J'ai redécouvert ce week-end un film exceptionnel: LA FILLE SUR LE PONT de Patrice Leconte, avec Vanessa Paradis et Daniel Auteuil. Tourné en N&B, ce film dépeint le parcours de deux personnes un peu paumées qui s'épaulent mutuellement afin de créer leur chance.
Depuis la première scène,
Vanessa Paradis emeut et nous emporte dans une conte fabuleux où la recherche du bonheur se traduit par un voyage et des rencontres. Le duo avec Auteuil est puissant et envoutant, lui trop réaliste sans doute, elle très fantaisiste et trop confiante.

Un moment unique, du plaisir à l'état pur, je me suis laissé guider de bout en bout par l'histoire fantastique de deux êtres qui se cherchent, se déchirent et se retrouvent.
Ainsi le DVD a rejoint dans mon étagère le top 10 des films qui m'ont le plus touché, le plus secoué. J'ai ri un peu, presque pleuré parfois au gré des dialogues travaillés et des prises de vues somptueuses.
J'y ai trouvé une
Vanessa Paradis touchante et sensuelle, jouant à merveille son rôle de femme qui n'a de cesse de se chercher. La première scène, en caméra fixe sur elle m'a d'emblé plongé dans son personnage qui semble créé pour elle. Elle émeut, certes, mais étonne aussi par son assise dans un rôle difficile. Ses regards, ses sourires, sa voix m'ont fait vibré tant ils sont en accord avec le personnage qu'elle interprète.
Daniel Auteuil en face (César 2000 du meilleur acteur pour ce rôle) est égal à lui-même: envoutant. J'ai aimé sa répartie parfois violente dans son rôle de mentor. Cachant sans doute sa propre instabilité, il bouscule et interpelle. Les leçons qu'il offre à Vanessa Paradis ont fait mouche en moi, suscitant des réflexions sensées et des interrogations intéressantes.
La bande originale, choisie à la perfection parachève l'immersion dans l'univers étrange d'un film aux confins de l'imaginaire.
Je n'éprouve qu'un seul regret: ne pas avoir fait l'acquisition de ce DVD plus tôt. Un film à voir et revoir, un réel bijou du 7° art.

Par Had - Publié dans : Films
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 19:29

  

         
A l’heure où la crise financière mondiale n’a de cesse de défrayer la chronique, il semblerait que l’ensemble des galères du monde du point de vue du consommateur ne repose pas – n’en déplaise aux grands noms de la finance ou de la presse – sur les conséquences directes de cette déferlante financière.

Arrêtons donc un instant de traiter toutes les têtes de Wall Street ou du plus petit cabinet d’investissement de Paris d’incompétents et concentrons nous sur des entreprises plus accessibles en terme de vie de tous les jours. Je nomme GrosBill Micro et UPS à la barre des accusés pour démontrer que la morosité d’ensemble du consommateur n’est pas entièrement corrélée à d’obscures affaires de sub-primes ou que sais-je encore.

 

            En effet, les deux entreprises susnommées, à grand renfort de personnel intérimaire et de « ce n’est pas de notre faute je vous comprends » ont de quoi faire basculer le moindre petit client gentil en serial killer des temps moderne, ravi de zigouiller du conseiller clientèle incompétent à tout va.

    Que reste-t-il de nos entreprises à l’heure où la tendance est très franchement à la sous-traitance. On achète chez GrosBill des ordinateurs conçus à gauche, montés à droite et expédiés via qui-sait-où jusqu’à notre magasin. Autant le dire haut et fort, GrosBill n’est plus un magasin à proprement parler. Le concept même du magasin s’effrite semble-t-il lorsqu’on s’y penche un peu plus près.

D’intermédiaires en prestataire de tel ou tel autre service, le service au cœur même des activités de l’entreprise n’est réduit qu’à une peau de chagrin ridicule qui forcément se dévoile bien vite sous de funestes apparats. Le magasin je vous le donne en mille n’existe plus :

On consulte dans le magasin depuis un des ordinateurs encore en état de marche une vitrine on-line, on doit se faire tour à tour conseiller à la vente, pisteur de bonne affaire et organisateur des stocks. Une fois la commande validée, Bing !, le premier coup de semonce de cette guerre immatérielle entre un consommateur perdu et une boutique virtuelle est lancé : le produit n’est disponible que sous deux jours. D’aller-retour au magasin en mail de réclamation, on s’excite on s’énerve chez le consommateur insatisfait. A la boutique tout roule puisque bien souvent ce sont des intérimaires qui vous répondent non sans un certain flegme « Je sais bien, je vous comprend, ça ne tourne pas bien ici mais je n’y peux rien, je suis intérimaire ». Alors, vexé sans doute par cette répartie imparable (à quoi bon attaquer un employé extérieur), on demande à voir un responsable. Il est seul et répond à son tour (après 20 minutes d’attentes puisqu’il est seul et que les clients insatisfaits sont plétore) « écoutez, je n’y peux rien, le problème vient de notre prestataire de service de livraison ». Les mails que l’on écrit désabusés aux différents départements des rapports clientèle, de la vente ou du marketing restent évidemment sans réponse et là où une précédente génération aurait offert des excuses et un geste commercial, on reçoit aujourd’hui des regards noirs qui en disent long. On est livré le 12 janvier pour un ordinateur facturé le 18 décembre et on devrait aussi garder le sourire, pourquoi pas remercier l’ensemble de l’équipe qui a su accumuler au bas mot 25 jours après le paiement d’un ordinateur qu’on aurait du recevoir sous 48 heures. Mais où va-t-on ?

 

            Alors qu’a-t-on fait du savoir faire de la vente et du respect de la clientèle ? Encore écrite dans les manuels destinés aux écoles de commerce, une phrase oubliée de tous dans les actes : « le client est roi ». Certes il était temps que tombent un peu les masques et que – à l’image de la révolution française – on remette un peu la balle au centre dans les processus de vente. Certes. Mais de roi à bouffon il y a quand même un pas et l’éclatement croissant de nos entreprises a tendance à pousser le client démuni vers ce rôle acerbe qu’il n’aurait pas à jouer : contrôleur de gestion. Vous voulez vous inscrire à Free ? envoyer votre console Microsoft en service après vente ? sachez alors être patient et débrouillard car le souci ne viendra pas de ces deux entreprises (du moins pas aujourd’hui). Elles ont en commun le prestataire de service de livraison : UPS.

 

            Qui eu cru que derrière ce grand nom de la livraison se cachaient autant de trappes pour le consommateur. Vous qui pensez encore qu’Internet ou le code barre ont résolu les soucis de triage de l’ensemble de ces entreprises de livraison, méfiez-vous car un beau jour vous aurez peut être le privilège oh combien gratifiant d’aller récupérer vous-même votre paquet dans leur centre de tri. Et là, croyez-le, le "foutage de gueule" du consommateur est à son paroxysme ! Pour se trouver dans cette situation peu commune, il faut, officiellement, avoir loupé trois fois de suite le passage du livreur. Officieusement, on peut également s’y trouver lorsqu’un livreur flemmard par ce froid ou pour se garrer n’a pas eu le courage de sortir du camion pour vous apporter le paquet ; en somme parce qu’il n’a pas fait le travail pour lequel UPS le paye et pour lequel Free ou Microsoft payent gracieusement UPS. Donc, avant que le pauvre paquet n’aille rejoindre son expéditeur, on se rend au centre de tri de l’entreprise et là, c’est un choc. Oh ! on peut critiquer la Chine sur ses procédés douteux de fabrication ou de contrefaçon… on peut … mais quand on voit un centre de tri UPS aussi bien tenu que celui des villes Asnières, Colombes, Neuilly et Gennevilliers, à cet instant, on n’ose plus rien dire sur nos collègues asiatiques.

Entre des piles de cartons posées à même le sol mouillé, une file de 5 ou 6 personnes attendent pour récupérer leur colis, dans le froid. Pour s’occuper des colis perdus, une seule personne sur un staff d’une douzaine. Attention, c’est vrai nous sommes en France et les pauses syndicales d’une heure sont sacrées (mais où avais-je la tête ?). Sachez que si vous en êtres à ce point, perdu en banlieue dans un entrepôt où tout le monde vous ignore, vous êtes parti pour une soirée assez fun en prenant la situation avec un LEGER détachement. Suivant le scénario de la fameuse émission Vis ma Vie, vous risquez fort de rechercher vous-même votre colis durant des heures avant qu’une personne vous signale enfin (sans avoir chercher avec vous) qu’en définitive, « si ça s’trouve » votre paquet tant attendu est reparti dans un camion.

Alors là, on a de quoi s’interroger : quid de la traçabilité des colis envoyés ? A quoi bon établir des codes barre  et des scans ? Personne dans l’entrepôt ne connaît la réponse et pour le coup je serai tenté de ne pas trop leur en vouloir, comprenez bien : ils se déclarent tous très vite être ignorants et intérimaires. Le responsable – en place depuis 2 mois – quant à lui ne souhaite pas appeler de responsable au dessus de lui puisque « je ne suis là que depuis deux mois vous comprenez, je ne veux pas mettre le bordel ». En définitive le colis a disparu, on a perdu deux heures pour les prunes à se geler dans un entrepôt à bouger des cartons, et, pris en otage comme d’autres, on rentre chez sois pour attendre un service qui traîne, qui traîne…

 

Alors face à tous ces « je vous comprends mais je n’y peux rien, je suis intérimaire », haut et fort je le dis : MOI JE NE COMPRENDS PAS. Je ne comprends pas que des intérimaires aussi peu motivés soient encore en place à l’heure où tant de personnes pointent au chômage et seraient ravi d’y mettre du leur, je ne comprends pas qu’une entreprise des dimension d’UPS laisse une telle panade dans un de ses sites (au moins), je ne comprends pas pourquoi on prend officiellement le consommateur pour un larbin ou encore pour un imbécile, je ne comprends pas enfin que tout le monde s’en fiche et que tout le monde s’y complaise.

Alors à tous les murs intérimaires ou les responsables peureux je voudrais signaler que des âneries de ce style ont mené à des fermetures d’entreprise ou des crises. Comment peut-on aussi peu considérer son travail d’une part et son client de l’autre ? Comment ose-t-on laisser la part d’humanité qu’il restait dans le commerce s’envoler aussi vite ?

 

Bien loin de vouloir lancer la révolution des consommateurs aigris quoique l’idée soit des plus tentante, j’ai pris une seconde fois une décision personnelle face à cette érosion d’ensemble de la considération du travail bien fait : Faire mon travail avec application, respecter le collègue le supérieur, le fournisseur et le client.

C’est en somme aussi simple que ça mais, hélas, je crois qu’un seuil pallier est désormais franchi. Avec beaucoup de vague à l’âme, car j’ai aussi été vendeur, je me surprends à croire que cette époque que je m’engage à faire survivre n’est plus et qu’il faudra nous faire à l’éclatement des entreprise et donc à l’insatisfaction des consommateurs.

 

Ce n’est que secrètement que j’imagine un retour à des proportions humaines et pour un peu cette vision tient du réel puisque les petits commerçants survivent encore. La balle serait-elle dans leur camp ?

 

Par Had - Publié dans : Consommation
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 08:00

 



Ca y est c'est fait!

Mon tout premier blog ouvre enfin ses portes aux voyageurs de la toile. Une occasion toute rêvée pour partager des instants de vie ou des refflexions diverses sur des sorties, des balades, des idées ...
A dire vrai je me plais à croire que l'essence même de ce petit blog s'identifiera d'elle même peu à peu.

Quelle pression étrange repose sur mes doigts lors de l'inscription de ce tout premeir post! Substanciellement il n'y a pas grand chose de nouveau pour moi dans cette ouverture sinon que le pas énorme à franchir vers une vitrine publique pour mes différentes pensées.

J'espère que mes lecteurs s'y plairont, que mes amis m'y retrouveront et qu'ensemble nous ferons de cette passerelle un véritable lieu d'échange.

Mes chers lecteurs soyez donc bienvenus, je me lance avec vous dans cette nouvelle expérience, puissiez vous suivre mes tribulation avec autant d'entrain que je vous les livrerai, je vous souhaite à tous de passer un excellent moment.

Bien à vous tous, donc, en ce début d'année 2009!


(Photo prise à Paname, le 11/01/2009)
Par Had - Publié dans : Paname
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 10:30
A la demande de deux de mes lecteurs, je vous partage un texte que j'ai écrit le 15 décembre à l'annonce du décès de l'acteur Horst Tappert allias Derick:

« Je suis au regret de vous annoncer le décès d'une star à la dimension internationale. Eut-il effleuré encore le paradis des acteurs de renom, sans pour autant avoir la reconnaissance suprême d'une palme cannoise, aurait-il avec plus de temps outrepassé la millième rediffusion de son premier épisode, l'histoire hélas si sauvagement cruelle a su répondre à ces milles interrogations que les téléspectateurs du monde entier se posent.
Aujourd'hui une star nous a quitté, rejoignant nous l'espérons les champs élyséens des mourants manquant de gloire vécue face à l'œuvre de leur existence. Aujourd'hui, plus qu'une crise, le panorama télévisuel de notre espèce a mis son oriflamme en berne pour respecter en silence le départ d'une icône pour tous.
Heureusement pour la vitalité de son succès, les téléspectateurs centenaires ont la tendance étrange de niveler par le bas le tallent de leurs si chères icônes, néanmoins nous reconnaîtrons tous que - par son jeu unique et ses cascades folles telles que l'asseillage sur une chaise ou l'allumage de cigarette - l'incroyable inspecteur Derrick nous aura tous maintenu au moins une fois en haleine. Pas tant par le suspense de la série la plus répétitive de toute l'histoire de la TV mais bien par ce curieux effet que tous nous vécûmes lors de nos premières 10 minutes de découvertes de la série du même nom. Combien de fois ai-je repensé à cette toute première fois? A chaque fois que maladroits mes doigts frivoles zappaient malencontreusement sur ce programme douteux, je me rappelais immédiatement ma première attente d'action face à cette série indolente. Alors, pour ne pas redonner une chance à Derrick de me surprendre par de l'action tant attendue, peut être un peu trop prompt à la gâchette de la zapette je le faisais taire aussitôt au profit de quelque Dragon Ball ou de quelque série super produite à l'américaine.
 
Oh ! Derrick superstar ! Je n'aurai donc plus l'occasion de percer le mystère qui te fit tenir tellement longtemps à l'antenne. Tu laisses ainsi une place énorme à la télévision française. Aura-t-on le cran de remplacer ton créneau par une émission plus intellectuelle ou laissera-t-on le suspense tout relatif de tes épisodes lancinants aguerrir le courage des plus désespéré des centenaires, bien décidés à attendre à chaque épisode une once de vrai suspense, un gramme de tension, une plume d'action. Resteras-tu à jamais cette inoubliable quête que tu nous fis partager d'une existence de flic dans laquelle il ne se passe rien? Ou te laissera-t-on enfin au repos des acteurs et des émissions?
 
Je te souhaite en tout cas de passer du bon temps au paradis des acteurs. Ici bas le gouffre laissé par ton absence déjà semble se refermer à grand coup de taloche digne des Chuck Norris, des Smallville et j'en passe.
 
Bon vent, donc, Inspecteur, je me grillerai une brune sans filtre, une blonde servie dans l'autre main ce soir en pensant à toi. »
Par Had - Publié dans : Pensées / Opinions
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