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Découverte

Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 02:30
sortiraparis.com LaFourmiAilee-3-5053-400w   Voila plus de trois mois qu'un silence radio inquiétant règne sur cette page. Malheureusement, parfois, le rythme incensé du travail et de la vie me pousse à m'engouffrer dans une procrastination improductrive. Elle n'en reste pas moins porteuse de renouveau puisque me revoilà, bien déterminé à ne plus délaisser mon petit journal personnel des plus belles balades de Paname.

  Les mercredis découverte nous ont poussé - ma Gondinette et moi - à aller dîner la semaine dernière dans un coquet restaurant autant improbable que méconnu. L'enseigne elle-même semble tout droit issue d'un conte de Lewis Carroll. "La fourmi ailée" a le goût de ces restaurants insolites qui vous bercent dans un univers qui leur est propre. En ce cas précis, l'ambiance est chauleureuse telle une ancienne adresse des rues de Paname où les tables de bistrot se jouxtent, favorisant ainsi une cohésion improbable entre les clients curieux et satellisés dans cette atmosphère étrange. Et de l'étrange, la tarverne vous en offre à foison. Les étagères qui recouvrent les murs et regorgent de livres aux titre improbables, les guirelandes lumineuses enlacées tout autour des piliers d'une salle qui résonne de l'ambiance tout à la fois médiévale et fantastique qui y reigne, le menu constitué des bons plats de maman pour déjeuner du dimanche midi et enfin les serveurs souriants au tutoiement facile font de l'endroit un havre de paix, d'émerveillement et de dépaysement.
Entrés à la tombée du jour, nous en voilà ressortis ivre de vie et de fantaisies. Sur notre gauche, Notre Dame de Paris semble allécher les touristes qui flânent, ignorant tels des fous la petite vitrine de cette adresse unique. Sur notre droite, c'est la Montagne Sainte Geneviève qui nous appelle à grand renfort de Saint Patrick et d'instants magiques à vivre. Nous voilà dans les rues, errant tels des Titis dans les chemins de traverse de la capitale qui nous tient en son sein. Une bière, puis deux et peut-être une autre encore. On évoque la vie, ses anecdotes et ses lames de fond. Je retrouve Gondinette telle que je l'aime en somme, identique à Paname : vivante, unique, déroutante et fantastique derrière son apparence de magnifique grandeur. Touchante au fond et intime surtout.

  Paris nous a bien eu en somme. Ma petite existence étriquée grandit dès lors que je l'arpente avec Gondine et voilà qu'un nouveau souffle m'envahit. Malgré une jambe de guingois et un moral parfois en berne me revoilà revigoré et heureux fier de vivre et charmé par Paris par sa vie et ses adresses déroutantes.

La Fourmi ailée : 8 rue du Fouarre 75005 PARIS // Réservation : 01 43 29 40 99
Par Had - Publié dans : Découverte - Communauté : A Paris
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 16:55

  En déplacement professionnel à Strasbourg, je pensais, insolent peut-être, ne pas avoir le temps de faire une petite visite de la ville. A l’heure des marchés de Noël, sans doute avais-je quelque ressenti à l’égard de tous ceux qui, en week-end à mon contraire, profitaient de la ville en famille, le sourire aux lèvres et le cœur en liesse. Ce matin cependant, prenant mon courage à deux main et mes jambes à mon cou pour sortir de la torpeur d’un hôtel ibis impersonnel, je me suis pris à rejoindre la gare à pied,  traversant la ville en flânant sans azimut précis et ne basant mon orientation que sur les indications des strasbourgeois bienveillant.

Quelle ville ! On se perd dans ses ruelles, s’engouffre dans les arcades qui sillonnent sous les colombages des immeubles à la découpe architecturale d’un autre temps. La cathédrale et son look si particulier, le quartier de la Petite France ou le barrage Vauban m’ont tous fait comprendre quelle était ma prétention. Ajoutez à cela cette ambiance si particulière des week-ends avant Noël au cours desquels chacun fait en sorte d’avoir un sourire heureux aux lèvres. Les chapeaux de père noël vissés sur la têtes, les visiteurs se respectent et se tutoient. Je prends un café place Kléber avec  un couple d’italiens, demande mon chemin à un local. A sa réponse « le plus direct pour la gare, c’est tout droit par là », j’ajoute : « et le plus joli ? ». Les rues qui serpentent m’expédient vers un monde magique et intime. On se croirait au cœur de Pré-au-lard dans Harry Potter…

Sans nul doute je reviendrai pour les cigogne déjà partie vers de chauds horizons, pour les habitants fier et heureux d’accueillir et de faire découvrir, pour les recoins méconnus à découvrir, … pour le plaisir en somme ! Merci Strasbourg.



Par Had - Publié dans : Découverte - Communauté : Tel est le monde !
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 14:03
  Quelle n'a été ma joie de voir ce jour arriver! Pauline Paris est  depuis peu dans les bacs et c'est non sans un grand plaisir que je me suis rendu à la fnac pour acheter son album.
Pour ceux qui ne connaissent pas (encore) Pauline, je vous invite à suivre ce lien vers un premier article que j'ai pu lui consacrer. Pour les autres, je vous invite à acheter/offrir ce petit bijou montant de la chanson française. Le petit Titi des rues demeure égale à lui-même mais prend une ampleur toute méritée.

La sortie dans les bacs de ce nouvel album pétillant et rythmé s'accompagne d'une tournée parisienne dont le principe est très simple: 20 arrondissements, 20 dates de concerts.

A ne manquer sous aucun prétexte, allez tenter l'expérience! Les concerts qu'elle fait font honneur à la capitale qui l'a façonnée. Les bars choisis sont tous des points de rendez-vous de bons copains. J'espère vous y croiser et suis sûr que vous aimerez.

Pour tous les amoureux du vrai Paris, rendez-vous sur son site pour les dates de concerts.

Un lien vers un album des clichés que j'ai pu prendre de Pauline: par ici.
Par Had - Publié dans : Découverte - Communauté : Les amoureux de Paris
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 20:25

 

Revoilà que mes doigts tapotent allègrement sur un clavier. Au sein d'une actualité très chargée, je prends quelques instants pour moi et me concentre pour un peu sur mon blog - oublié depuis trop longtemps au fin fond de cet espace gigantesque qu'est le web.


Point d'inquiétude quant au titre de ce petit post, je ne suis pas au beau milieu d'une grande remise en question quant au sens de l'existence. A mon âge d'ailleurs, j'ai bien compris qu'on n'y comprenait rien, peut-être même à ce point précis où chaque jour on devrait justement tout remettre en question.


Pour en revenir à ce titre, je l'emprunte sournoisement à un one-woman-show où m'à trainé l'éternelle Gondinette au cours d'un n-iéme mercredi découverte. Suite à une heure trente de spectacle où s'enchainent avec joie ou tendresse les chansons et les réflexions humoristiques sur l'existence, j'ai eu besoin d'un break de quelques jours avant de pouvoir m'exprimer sur ce petit bout de femme qui, sans crier gare, anime la salle et bouleverse les sens.


Michèle GuiGon, pour ne pas la citer, vous emporte loin au Lucernaire... étonnant d'ailleurs de voir dans un si petit bout de femme une telle énergie, une telle joie de vivre et autant de sensibilité, de poésie et d'amour brut. Elle anime son show qui traite de la vie tantôt avec humour ou gravité. Le titre en dit long et elle encore plus. Impossible de sortir de là sans avoir une envie de vivre gonflée à bloc tant l'accent est mis sur des réalités que trop souvent nous avons pour habitube d’oublier. Ce n'est pas un enchainement de sketchs ou de chansons, son spectacle est un dialogue avec le public qui reste médusé. Des coups durs, il y en a et chacun en vit au quotidien. Michèle GuiGon, elle qui en a vécu comme nous mais s’en cache sans doute moins, n'hésite pas à gratter là où parfois ça fait mal. Elle parle de la vie avec la force de ceux qui la respectent plus que tout.

D’un fou rire à une réflexion de fond, on se laisse emporter par ces piques touchantes qu’elle nous envoie allègrement au cœur, on s’égare sans doute parfois dans son imaginaire dans lequelle avec joie elle nous balade tel un Devos en femme et en plus mince. La langue de Molière ? Ce n’est pour elle qu’un support pour porter un vrai dialogue des sens et faire grandir une salle qui, à mesure du spectacle, s’éveille et s’élève vers une approche plus sincère de la vie.


Je ne peux en dire plus hélas, de peur de vous gâcher la joie. Allez, allez au Lucernaire et prenez-en plein les yeux, plein les oreilles et plein la figure de cette joie de vivre qu’elle lance généreuse à tout va.

 

La Vie va Où ?... PROLONGATION
jusqu'au 21 novembre 2009
au Lucernaire Paris à 18h30.

 

Un extrait video : ici

Par Had - Publié dans : Découverte - Communauté : A Paris
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 20:17

     C’était hier à mon tour d’organiser la découverte du mercredi. J’ai décidé au matin d’opter pour une soirée tranquille. Nul n’est toujours besoin de faire des kilomètres pour faire des découvertes, nous sommes donc restés dans le 5°. Au programme ? Un plat de pâtes à la boscaiola (crème, lardons et poilée de champignons), les albums photo qui remontent à ma naissance et l’ensemble des bars du quartier si des fois l’idée nous prenait d’aller faire un tour.

 

Ce que Gondinette a découvert hier soir ce n’est autre que mon passé que j’ai pu au passage re-découvrir, à la lumière d’un jour différent et neuf, plus riche sans doute en recul ou en maturité.

Un petit verre au Piano Vache pour sceller le destin de la soirée. Nous rions pour un temps dans ce bar aux murs délabrés et à la clientèle mixée entre les lycéens d'H-IV et des voyageur du monde. Nous rencontrons un groupe, discutons un peu et puis nous en retournons à nos pintes et notre papotage. Au sortir du bar, le PV comme il convient de le nommer, nous traînons tous les deux les pas, indécis à aller nous coucher, alors, dans un ultime assaut, le fun nous gagne et la folie de nos pas nous amène au New York Bar sur la rue Mouffetard. Il est tard, nous ne comptons pas rester mais il eut été impensable de partir sans avoir avant chanté qu’On ira tous au paradis.

 

Une soirée à la cool en somme, à nous découvrir mutuellement dans un contexte calme et posé. Cette tranquillité me plaît.

Par Had - Publié dans : Découverte - Communauté : Paris en blog
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