Pauline Paris en concert à la Balle Au Bond

Publié le par Had

       A mesure que reprend mon activité parisienne, les mercredi découverte avec l’éternelle Gondinette ont pris hier un souffle de renouveau. C’était à moi qu’était la charge de ce nouveau mercredi.

Pour un retour à Paname, laissée de côté pour un temps, j’avais choisi de rencontrer mon acolyte à la Balle Au BondPauline Paris (c’est dire si le nom est éloquent) donnait un concert sur une charmante péniche située en face du Louvre et lovée sur les quais à deux doigts Pont des Arts.

Oh ! La nouveauté ne venait pas tant de l’artiste que depuis longtemps déjà je me targue d’être l’un des tout premier fan. Non, point du tout. Pauline cette fois ci nous offrit une vision rénovée de son style, préparant à merveille la sortie prochaine de son nouvel album. Et dire qu’il me faudra attendre jusqu’à septembre pour le voir arriver dans les bacs ! D’ici là, et depuis son dernier concert, elle ne me laisse hélas que peu de choix : je me doit d’être un fidèle de ses apparitions scéniques à ce point qu’hier en sortant à peine du concert, je décidais déjà d’y retourner jeudi prochain.

 

Que dire sur Pauline Paris ? Mes idées pour un peu se brouillent, tant je ne sais plus trop par quoi je devrai commencer mon article. Tâchons donc d’organiser clairement mes idées afin de vous la présenter aussi fidèlement que ma plume en est capable et puisse mon verbe égaler s’il le peut la force de ses représentations.

 

Pauline Paris (et ce n’est en rien un nom de scène) représente à elle seule la quintessence de l’âme même de la capitale. Il ne s’agit plus de Paris lorsqu’elle chante mais bel et bien du Paname que je connais, que je recherche et que j’aime tant. Ainsi, la voir jouer à vingt mètre à peine du Pont des Arts, juste en face du Louvre qui depuis l’autre rive semble désirer profondément se joindre aux spectateurs médusés, ne fut pas tant une surprise pour moi. Paname semblait l’accueillir en son sein, à deux pas de l’Académie même de la langue de Molière avec laquelle elle joue et nous entraîne, avec tant de brio.

L’ambiance est intime, le style, les accords, les textes, la voix et le talent s’y expriment à merveille. Perchée sur une estrade tout droit conçue pour elle, véritable Titi de Paname issue d’un roman de Victor Hugo ou tirée tout droit des pavés, des quais, des bistrots et du Paris intime, Pauline impressionne par la puissance de sa musique. Tantôt versant des rimes de blues, parfois surfant sur le jazz ou s’amusant du folk, le voyage nous emporte dans un torrent de sensations musicales aux reflets parisiens. La Seine coule sous le Pont des Arts, certes, mais, l’espace d’un soir sur la péniche de la Balle au Bond, le temps qui bat le pavé semble glisser sur elle et son public qu’elle entraîne avec elle dans une danse intemporelle. Ebahi, étourdi par ses chansons – que je connais par cœur pour la plupart – Pauline Paris trouve encore le moyen de me surprendre, quelque part entre le Pont des Arts, la Montagne Ste-Geneviève, ou la Place des Grands Hommes. Née de Paris elle nous chante Paname d’une voix étonnante et d’un accord parfait avec cette capitale qu’elle aime et qu’elle transcrit en chanson.

 

    Bouche bée du début à la fin d’une prestation entraînante, je me laisse emporter avec elle dans les parties de belottes au Teddy’s Bar, je revis mes quelques années passées à Henri IV, je souris un instant, levant mon verre à la folie de mes années de lycée à Lavoisier, je m’émeut face à cette brèche ouverte vers le cœur même de Paname, le Paname que j’ai vécu, celui qui ne figure dans presque aucun des guides touristiques, celui qu’il faut vivre et brûler par les deux bouts pour le comprendre et en jouir.

Je me revois encore, arpentant les rues pour me rendre à ses derniers concerts. Le quartier latin ou Belleville n’ont, à l’évidence, plus de secret pour elle. En serait-elle le fruit ?

C’est évident, cette fille perchée sur la scène qui se gratte le ventre en criant par la beauté purpurine d’une voix surprenante et insolite était née pour chanter. Ce soir elle nous sort Le Grand Jeu, titre éloquent et prometteur d’un spectacle au-delà du Paris des touriste. Il y a certes en son style du Billy Holliday, du Brel et du Gainsbourg ; mais avant tout on y trouve du vivant et de l’humour, on y perçoit le tutoiement des levés de soleils vécus à contempler la ville qui s’éveille, les cafés perdus où les étudiants se retrouvent, le soleil des après-midi passés en ballades sans fin, perché quelque part à Montmartre ou vautré sur une pelouse du Jardin du Luxembourg à contempler le passage du temps, on y observe avec entrain la vie d’une parisienne plus vraie que nature, d’une âme forte et entière, dévorant la vie en chanson, la concevant sans doute comme un verre pétillant de Champagne riche en bulle d’émotions.

 

Pauline vit Paris et transmet du Paname. Une fois de plus je me suis vu tantôt bercé, parfois bousculé par la réalité des textes qui transpirent le vécu sur la pavé des rues d’un Paris qu’elle nous invite à dévaler avec elle. J’en oublie tout le reste et, de la tristesse du Père-LaChaise au café du Piano Vache, je ne vois plus que cette ville splendide, cette humeur grandiose qu’elle véhicule à tous ses fans, ravi de voir une fois de plus qu’à travers ses chansons, fortes des rythmes entraînants de la basse, de la batteries et du violon avec lesquels il semble évident qu’elle s’accorde à merveille, je me laisse emporter encore par ses accords troublants, sa voix magiques et ses textes profonds. Elle joue avec le public comme elle transpire de vie, et hop ! d’un coup, sans que je n’ai vu passer l’heure me revoilà catapulté jusqu’à son prochain concert dans Paname.

 

En un mot comme en mille, ne ratez ce concert pour rien au monde, elle est l’enfant des rues dans lesquelles vous vous plaisez à errer, elle est les quais qui abritent vos pique-niques entre copains, elle traduit à elle seule la fougue de vos découvertes sans fins, offertes à foison par cette ville au mille visages que sait si bien être Paris. Pauline étonne, Pauline amuse, Pauline émeut et surprend par la vérité de son chant, de son style et de ses textes.

 

Le myspace de Pauline Paris, c'est par ICI

L'écouter sur deezer, c'est par ICI

 

 

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Publié dans Paname

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A
Merci de me la faire connaître.
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H
<br /> C'est un plaisir que de partager cette info, n'hesite pas a la transmettre a ton tour et a venir a ses concerts. J'y retourne jeudi prochain.<br /> <br /> Bon WE,<br /> <br /> H<br /> <br /> <br />