Paris n’est pas toujours si belle…
… une journée mitigée entre la pluie et la neige me l’a prouvé il y a quelque jours. Ma ballade a débuté rue Manin, juste à côté des Buttes Chaumont. Jusque là tout allait bien et le parc m’annonçait de vivre un bon moment, ce malgré le vent, la pluie et les flocons. Comme j’étais attendu, au bas mot une heure et demi plus tard, dans le IX° arrondissement pour une dîner italien, bravant le froid, j’ai décidé de m’y rendre à pied, à travers tous ces quartiers que trop souvent j’ignore de fréquenter. L’itinéraire était simple puisqu’il me suffisait de suivre la rue La Fayette de bout en bout.
Quelle déception ! Avec un nom si prestigieux que celui-ci, je m’attendais sans doute à voir de beaux endroits. Non pas que je crache sur la rive droite par ces mots, loin s’en faut, mais je prétends que son charme est plus timide, plus intime sans doute et donc plus difficile à trouver face à l’évident cachet du V°. De la rue La Fayette je ne garde que peu de souvenirs, les boutiques s’y enchaînent et les passants s’y bousculent. Rien de bien pittoresque. Je l’ai prise depuis la place Jean Jaurès, à l’angle du canal Saint Martin.
Au soir presque intégralement retombé, emmitouflant Paris d’une ambiance maussade et à deux doigts du lugubre, le canal reflétait une ambiance sinistre et peu hospitalière à mes délires romantiques. A bien y penser, sans doute aurai-je du tenter le rallongi en le longeant car, pour le coup, la rue La Fayette n’a rien d’exceptionnel.
Malgré tout j’ai tente d’y mettre du bon cœur pour y trouver du beau là ou de prime abord je ne voyais que de la banalité. Passant au dessus des voies ferrées, je me suis amuse tel un gosse face à un train électrique, à observer la complexité des rails et de leurs aiguillages. Difficile de rendre cette vision « belle ». Je crois que dans ce coin de Paris, et plus qu’ailleurs, il faut sortir des sentiers battus et oser se perdre dans les détours des petites rues. Au détour de l’une d’elle, la devanture d’une vitrine m’a pour le moins interpellé : « Bureau, sieste et contemplation » y était inscrit. Qu’il doit être bon de travailler dans cette entreprise…
Bref, comme un défi fixé par entre Paris et moi, je me suis décide a revenir une autre fois pour y trouver du beau.
CHICHE !