Baby Doll à l'Atelier...

Publié le par Had

    Une amie à moi, Gondinette pour les intimes, m’a tiré par la manche hier soir pour m’emmener au théâtre. C’est extraordinaire l’effet que peuvent avoir les planches sur moi. A chaque fois c’est pareil : je traîne un peu des pieds pour m’y rendre mais une fois la cloche sonnée, quand tout le monde s’est pour un peu bousculé dans la salle et que frappent les trois coups, d’un bout à l’autre de l’histoire qui se déroule sur les planches, je me retrouve comme happé par le jeu des acteurs ou par l’histoire mise en scène.


    Hier soir c’est à Montmartre, au théâtre de l’Atelier que nous nous sommes rendu. Jusqu’à l’entrée, j’ignorai encore quelle pièce nous allions voir. Et là, alors que commençait à tomber un de ces crachins typiquement parisiens mettant fin à notre ballade sur la Butte, en arrivant devant le théâtre installé paisiblement sur une place tranquille, j’observe l’affiche et pousse un cri : le spectacle de ce soir est annoncé, c’est Baby Doll !

Mon amie appartient depuis peu à une troupe d’étudiants en théâtre. Comme nous, ils s’entassent au balcon. Vous savez bien : ce genre de place où les spectateurs se meuvent avec le jeu sur la scène afin de mieux voir l'action. Très vite nous oublions tous deux nos strapontins - desquels, au reste, on ne voit rien - pour nous installer tranquillement sur les marches entre rangées de fauteuils.


    Depuis la scène le groupe qui nous entoure doit avoir pour un peu l’air des Enfants du Paradis. La pièce débute et, déjà, j’ai le sourire ouvert en grand, tant cette première idée me plaît.

Que dire de la pièce elle-même ? Je ne suis pas un expert aussi je vous prierai de bien vouloir tempérer mes propos de mon amateurisme avoué.

J’ai trouvé l’ensemble bon, très bon même. Le décor est parfaitement en phase avec la mise en scène, l’intrigue est globalement bien traitée. Le rythme est bon, on ne s’ennuie pas et les dialogues simples et accessibles font mouche.

Cependant (il doit bien y avoir des « mais ») à toute approche critique, j’ai regretté quelques points comme les hurlements d’Archie ou les chuchottements de Silva, tous les deux par moments frisant l’incompréhension de trop près. Par ailleurs, dans le rôle de Baby Doll qui en une nuit s’éveille à la vie, Mélanie Thierry en fait trop dans son rôle de jeune candide et n’en est plus crédible par instants. De la naïve innocence à un penchant un peu trop aguicheur comme provoqué par une feinte immaturité, je l’ai trouvé certains instants peu convaincante dans la première partie de son rôle.

Monique Chaumette – malgré un petit bafouilli un instant lors de la représentation s’en sort très bien dans son rôle de petite bigote un peu paumée et dans l’ensemble j’ai trouvé le spectacle très appréciable et apprécié par le public.


   Par-dessus tout, pour cette soirée d’hier, j’ai aimé me laisser porter par une intrigue que je ne connaissais que de renom. Dans l’ensemble j’avoue m’y être immergé sans difficulté, j’ai ri en réponse à des dialogues bien sonnés et à des mots qui touchent, le jeu m’a pris et emporté, suscitant sur mon visage un sourire béat pour être là et pour vivre le moment au beau milieu du balcon envahi par les Enfants Terribles.

Un nouveau mercredi découverte haut en couleurs, en sensation, en émotions et en instants de Vie partagés. A Montmartre qu’au passage j’ai pris plaisir à redécouvrir, il y a un théâtre où je retournerai avec joie pour de nouvelles expériences de ce type, l’endroit est tout bonnement magique.


Merci Gondinette pour ces instants super, les partager avec toi, dévaler la Butte et gnaquer Paname à pleine dents!!
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Publié dans Découverte

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